La semaine

ralentissement
sans nom
sans description

mais tout journalier le connaît

c’est lui qui survient toujours à l’heure qu’on arrive
dans le corridor des cinq minutes entre deux trains
pour partir

c’est lui qui dure sans durer
qui préfère nous faire surprise de son séjour sur la ligne verte ou orange

c’est lui qui entraîne l’étalement des options pour s’enfuir de l’île
mais qui préfère s’enfuir à l’instant où l’on le quitte

c’est lui qui marque nos retards à nos rendez-vous
qui s’invite comme une mouche sur nos repas pris sur terrasse

c’est lui qui dort les fins de semaine
qui nous manque jamais
et que l’on voudrait qu’il hiberne toute l’année